Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 18:43

Samedi 28 février avait lieu une matinée sur le thème « l’Europe et le travail ».

Martine Faure a introduit la réunion en précisant qu’une véritable Europe sociale, où le citoyen retrouverait toute sa place, serait le meilleur moyen de freiner les « chantiers de destruction » de SARKOZY. Ce dernier a en effet choisi l’orientation la plus dure du libéralisme en cassant de manière systématique le droit des salariés (loi TEPA, loi sur la modernisation de l’économie, loi sur le service minimum à l’école). Ce projet s’inscrit dans une logique européenne fondée sur le marché, le libre échange et la mise en concurrence des territoires.

Philippe MARTIN, chercheur à l’université, est ensuite revenu sur la « flexi-sécurité » en en rappelant les origines et en montrant son impact sur les politiques européennes pour l’emploi. Très largement inspiré des expériences du Danemark et des Pays Bas, ce concept est basé sur un assouplissement du droit du travail en s’adaptant à chaque strate de travailleurs, tout en proposant plus de protection pour la personne : forte indemnisation du chômage et formation tout au long de la vie par exemple.

Toutefois les participants à ce débat ont noté deux effets pervers : la difficulté à transférer ces concepts d’un pays à un autre - car les contextes sont parfois très différents- et une dérive possible, telle que celle mise en place par SARKOZY et son gouvernement, où l’on impose uniquement la flexibilité sans contrepartie.
Alain ANZIANI a réagi à cette présentation en rappelant que « la crise fait éclater les vérités européennes ». Il a rappelé que l’OCDE était contre les minimas sociaux, pour peu de législation sur le travail, peu d’allocations chômage et peu d’action publique. Il résulte de ses dogmes qu’il n’existe pas de vrai politique européenne du travail.

Selon lui, quatre pistes doivent être maintenant suivies : arrêter d’opposer les pays entre eux, arrêter de fonder la politique de l’emploi sur la flexibilité et la compétitivité, augmenter très significativement les dépenses pour la recherche et l’innovation, et s’appuyer sur les territoires européens (d’où l’importance des régions françaises).

Chacun s’est accordé à dire que le Manifesto était un outil unique pour aborder les élections européennes, marquant une volonté d’aller dans la même direction des différents Partis Socialistes européens, mais qu’il ne devait être qu’une première étape pour proposer un projet commun avec des actions concrètes.


 

Prochaine rencontre : samedi 28 avril à Libourne sur le thème de « services publics et Europe »

Par PS Floirac - Publié dans : Fédération de Gironde
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 19:24

Le Conseil Fédéral du 2 févier 2009 a adopté, à l'unanimité, une motion de soutien aux enseignants-chercheurs. Retrouvez le texte ci-dessous.  


 

Dans une lettre adressée à Valérie Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche), le 27 janvier 2009, Isabelle This Saint-Jean (présidente de « Sauvons la Recherche »), expliquait le refus de la réforme du statut des étudiants-chercheurs.

 

*   Un projet qui s’appuie sur la suppression de 900 postes en 2009,

*   Un projet qui se caractérise par une diminution des moyens mis à disposition des Universités et par une généralisation des emplois précaires.

*   Un projet qui soumet les enseignants-chercheurs à la tutelle des présidents d’université qui pourront répartir, à leur guise, les heures consacrées à la formation et celles consacrées à la recherche, et qui distribueront primes et promotions selon leur gré.

*   Un projet qui va aboutir à la mise en concurrence des universités et de leur personnel.

 

Les enseignants-chercheurs s’inquiètent aussi de la création d’une Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) qui les évaluera non pas sur la qualité de leurs recherches ou sur celles de l’encadrement des élèves, mais sur le  nombre d’articles publiés par les chercheurs dans les revues spécialisées…

 

Déjà, 70% des présidents et vice-présidents du Conseil National des Universités ont rejeté ce projet de réforme.

 

Aujourd’hui, 2 février, la coordination des universités appelle à une grève illimitée.

 

La fédération du Parti Socialiste de la Gironde soutient les enseignants-chercheurs et les personnels des universités de Bx III et Bx IV qui sont mobilisés contre une réforme qui vise à affaiblir le service public en faisant croire qu’il ne fonctionne pas.

 

La fédération du P.S. de la Gironde soutient la demande des enseignants-chercheurs d’un moratoire sur les réformes de l’Université et réclame qu’une large concertation soit engagée.

 

Par PS Floirac - Publié dans : Fédération de Gironde
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 18:59

Mardi 27 janvier, 20h. La nuit est tombée, mais à Lormont, près de la salle Albert Camus, des silhouettes -nombreuses- se déplacent.

Nous entrons, surpris du monde, peut-être six cent personnes. L’accueil est chaleureux : café, thé, cakes…Pétitions, listes de mail. Très vite, nous apercevons des têtes connues, de nombreux floiracais sont là, enseignants des écoles, parents d’élèves mobilisés. Des élus aussi, de toute la rive droite. La presse, la télé. Tout est près pour une grande soirée de débats, d’informations, de résistance. Car si nous sommes tous là, c’est bien pour résister aux attaques du gouvernement contre l’école républicaine, de la maternelle au lycée, c’est pour défendre nos jeunes, nos enfants, l’avenir de ces citoyens en devenir.

Le ton de la soirée ? Nous retenons un grand respect de la parole de chacun, mais surtout l’expression des inquiétudes des parents et enseignants…

Et la colère. Oui, des hommes et des femmes en colère de ne pas comprendre des réformes qui n’ont pas de sens. Des réformes qui ne vont pas dans le sens de la réussite pour tous : le ministre de l’éducation nationale, se prenant pour un chef d’entreprise, se targue de mettre les écoles en concurrence, de diminuer le nombre de postes, de revenir au « socle des fondamentaux »…

 

Nous abordons les menaces qui pèsent sur la maternelle, bien expliquées par Françoise CARTRON, sénatrice et maire d’Artigues, ancienne directrice d’école, qui raconte le débat de 5 heures au sénat avec un Xavier DARCOS exaspéré pour défendre les Rased (réseaux d’aide aux enfants en grande difficulté scolaire qui ont aussi besoin d’un soutien psychologique). Car le ministre propose, à la place, la mise en place d’heures de soutien qui «allongent les journées de travail des enfants tout en faisant perdre trois semaines de cours à la classe, sans se substituer aux Rased puisqu’ils ne s’adressent pas aux mêmes élèves », disent les enseignants.

La formation des enseignants est aussi évoquée, avec la suppression des IUFM .

 

Un long débat s’ensuit sur la question des évaluations en cours d’année pour les élèves de CM2. Les enseignants expliquent qu’ils ne sont pas contre les évaluations, mais il faut qu’elles aient un sens ; en début d’année, elles permettent à un professeur d’évaluer le niveau de sa classe et de choisir ses outils pédagogiques en fonction de l’analyse qu’il peut en faire. Celles exigées par le ministère n’en n’ont pas : en cours d’année, elles portent sur une partie du programme qui n’a pas encore été faite, et place donc les élèves en situation d’échec. Les nouveaux programmes mis en œuvre à la rentrée 2008 sont aussi sujet à contestation : ils «imposent d’enseigner des compétences nouvelles à des âges où nous se sommes pas sûrs que les enfants soient prêts à les intégrer. En faisant du « par cœur » ça peut marcher, mais apprendre sans comprendre ne sert à rien».

De nombreux élus ont manifesté leur soutien à ce combat que mènent les associations et collectifs de parents d’élèves : Conchita LACUEY, députée – maire de Floirac, fait part de son appui par la présence de l’adjointe à l’éducation de Floirac, Françoise CANTET.


 

Notre présence, à nous militants du Parti socialiste de la section de Floirac, traduit notre prise de conscience que l’école est un rempart contre l’exclusion, les injustices, et qu’aujourd’hui elle est l’un des bastions de la République que nous nous devons de défendre chaque jour. Parmi tous les combats à mener sur tous les fronts, nous sommes aux côtés des floiracais et floiracaises.

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 16:28



Avec près de 60000 à 80000 manifestants selon les syndicats, Bordeaux a été en tête des grandes villes de l’hexagone pour contester la politique de SARKOZY. Une belle mobilisation qui montre l’ampleur du malaise qui touche notre pays, y compris dans le secteur privé. Face au désarroi grandissant des français, M.SARKOZY prétend « comprendre ». On préfèrerait le voir agir et prendre les mesures qui s’imposent pour aider les personnes les plus en difficultés, comme l’a fait une grande majorité des pays occidentaux. Les français n’oublieront pas vos belles promesses vite envolées M. SARKOZY : « travailler plus … », « le président du pouvoir d’achat ». La crise a bon dos à présent alors que tous les économistes tiraient la sonnette d’alarme. Vous avez préféré donner aux plus riches avec le paquet fiscal, quand il était temps de prendre les bonnes initiatives, pour ensuite enfoncer le clou en ne distribuant qu’aux établissements financiers des milliards d’euros. Ce soutien avait sans doute un coté incontournable, comme dans le reste du monde, mais où sont les contres-parties sociales ? Où sont les assurances que les banques joueront pleinement le jeu à l’heure où elles semblent plus préoccupées par la distribution des bonus, ce que n’a pas manqué de pointer M. OBAMA ? Les manifestations d’hier, soutenues par les ¾ des français, sont bien plus qu’un simple avertissement : elles s’inscriront dans la durée tant que le gouvernement demeura sourd, tant que l’on feindra d’instaurer un pseudo-dialogue pour mieux imposer des réformes sans concertation dans le mépris le plus total. Et vous pouvez bien railler le Parti Socialiste M. SARKOZY, comme vous l’avez cyniquement fait lors de votre congrès. Le Parti Socialiste est bien là auprès des travailleurs, auprès des français qui souffrent, auprès de tous ceux dont le service public est la première des richesses. Nous ne vous laisserons casser ni l’école, ni le droit du travail, ni le droit à l’expression de l’opposition !

Par PS Floirac - Publié dans : Politique nationale
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 14:13

Face à la crise il est vraiment

URGENT d’AGIR             

Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde
depuis la Seconde guerre
mondiale,
Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace.

Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise.

Le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.

 

Pourtant la France possède des atouts mais notre économie a besoin d’un véritable sursaut pour rebondir.

 

POUR VOUS, CONTRE LA CRISE, LES SOCIALISTES PROPOSENT :

• de relancer le pouvoir d’achat et la consommation.

Tout de suite :

• Une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux ;

• Une baisse de 1 % du taux de la TVA pour faire baisser les prix ;

• Une hausse de 3 % du SMIC et la fin des exonérations des cotisations sociales dans les entreprises qui ne concluent pas d’accord sur les salaires ;

• La revalorisation immédiate des allocations logement de 10 %.

 

• de protéger les salariés et de relancer l’investissement

• d’abord protéger les salariés fragilisés par la crise :

• En décourageant les licenciements boursiers ;

• Obligation de reclasser dans l’emploi les salariés licenciés et réindustrialiser les sites abandonnés ;

• Augmenter la durée et l’indemnisation du chômage.

• ensuite soutenir l’investissement par :

• la construction de 300 000 logements sociaux ;

• un plan de modernisation de l’hôpital ;

• la création d’un fonds de soutien aux PME pour l’automobile.

AVEC LES SOCIALISTES PARTICIPEZ

À LA JOURNÉE NATIONALE

JEUDI 29 JANVIER 2009 à 10 h 30

 devant le grand théâtre de Bordeaux

 

Par PS Floirac - Publié dans : Fédération de Gironde
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