Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 18:59

Mardi 27 janvier, 20h. La nuit est tombée, mais à Lormont, près de la salle Albert Camus, des silhouettes -nombreuses- se déplacent.

Nous entrons, surpris du monde, peut-être six cent personnes. L’accueil est chaleureux : café, thé, cakes…Pétitions, listes de mail. Très vite, nous apercevons des têtes connues, de nombreux floiracais sont là, enseignants des écoles, parents d’élèves mobilisés. Des élus aussi, de toute la rive droite. La presse, la télé. Tout est près pour une grande soirée de débats, d’informations, de résistance. Car si nous sommes tous là, c’est bien pour résister aux attaques du gouvernement contre l’école républicaine, de la maternelle au lycée, c’est pour défendre nos jeunes, nos enfants, l’avenir de ces citoyens en devenir.

Le ton de la soirée ? Nous retenons un grand respect de la parole de chacun, mais surtout l’expression des inquiétudes des parents et enseignants…

Et la colère. Oui, des hommes et des femmes en colère de ne pas comprendre des réformes qui n’ont pas de sens. Des réformes qui ne vont pas dans le sens de la réussite pour tous : le ministre de l’éducation nationale, se prenant pour un chef d’entreprise, se targue de mettre les écoles en concurrence, de diminuer le nombre de postes, de revenir au « socle des fondamentaux »…

 

Nous abordons les menaces qui pèsent sur la maternelle, bien expliquées par Françoise CARTRON, sénatrice et maire d’Artigues, ancienne directrice d’école, qui raconte le débat de 5 heures au sénat avec un Xavier DARCOS exaspéré pour défendre les Rased (réseaux d’aide aux enfants en grande difficulté scolaire qui ont aussi besoin d’un soutien psychologique). Car le ministre propose, à la place, la mise en place d’heures de soutien qui «allongent les journées de travail des enfants tout en faisant perdre trois semaines de cours à la classe, sans se substituer aux Rased puisqu’ils ne s’adressent pas aux mêmes élèves », disent les enseignants.

La formation des enseignants est aussi évoquée, avec la suppression des IUFM .

 

Un long débat s’ensuit sur la question des évaluations en cours d’année pour les élèves de CM2. Les enseignants expliquent qu’ils ne sont pas contre les évaluations, mais il faut qu’elles aient un sens ; en début d’année, elles permettent à un professeur d’évaluer le niveau de sa classe et de choisir ses outils pédagogiques en fonction de l’analyse qu’il peut en faire. Celles exigées par le ministère n’en n’ont pas : en cours d’année, elles portent sur une partie du programme qui n’a pas encore été faite, et place donc les élèves en situation d’échec. Les nouveaux programmes mis en œuvre à la rentrée 2008 sont aussi sujet à contestation : ils «imposent d’enseigner des compétences nouvelles à des âges où nous se sommes pas sûrs que les enfants soient prêts à les intégrer. En faisant du « par cœur » ça peut marcher, mais apprendre sans comprendre ne sert à rien».

De nombreux élus ont manifesté leur soutien à ce combat que mènent les associations et collectifs de parents d’élèves : Conchita LACUEY, députée – maire de Floirac, fait part de son appui par la présence de l’adjointe à l’éducation de Floirac, Françoise CANTET.


 

Notre présence, à nous militants du Parti socialiste de la section de Floirac, traduit notre prise de conscience que l’école est un rempart contre l’exclusion, les injustices, et qu’aujourd’hui elle est l’un des bastions de la République que nous nous devons de défendre chaque jour. Parmi tous les combats à mener sur tous les fronts, nous sommes aux côtés des floiracais et floiracaises.

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés