Jeudi 4 novembre 2010
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Conchita LACUEY s'est battue tant à l'Assemblée Nationale qu'aux cotés des manifestants pour lutter contre le projet du gouvernement de réforme des retraites.
Ce n'est pas tant l'idée de réforme qui a mobilisé des millions de français - chacun la savait nécessaire - mais le manque de concertation.
Il en résulte un Président de la République qui pense avoir gagné là où il aurait dû convaincre. Mais le plus grave, c'est que l'on a voulu faire croire aux français que le sacrifice du report de
l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans (et le départ à taux plein à 67 ans) permettrait de financer le système sur le long terme. Il n'en est rien, bien au contraire ; en témoigne
l'amendement adopté en catimini prévoyant une nouvelle discussion en 2013 !
Ce que les salariés ont bien compris, c'est que c'est eux qui assureront la majeure partie du financement de la réforme : pendant ce temps, les secteurs bancaire et pétrolier continueront
d'afficher des milliards d'euros de profits non taxés. La réforme des retraites n'est pourtant qu'un avant goût du projet libéral de Nicolas SARKOZY : si nous ne le stoppons pas en 2012, c'est la
Sécurité Sociale qui sera à son tour en danger, sacrifiée sur l'autel de la finance mondiale pour satisfaire les agences de notation.
Les salariés grévistes, quelque soit leur appartenance syndicale, doivent donc comprendre que la seule issue utile à leur mouvement est un vote massif pour le candidat ou la candidate socialiste
en 2012. Dans le cas contraire, seul le libéralisme triomphera.
Par PS Floirac
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Publié dans : Politique nationale
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