Infos Floirac

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:59
Le lancement de la réflexion collective impulsée par Alain Rousset dans le cadre de la campagne des Régionales a eu lieu ce samedi 7 novembre à la Maison des savoirs partagés à Floirac. Si le lieu du rendez-vous était le signe annonciateur d’une matinée riche en échanges, le succès remporté a donné raison à ce bon présage.

Près de 500 personnes, membres de la société civile, citoyens, sympathisants ou militants ont répondu présents à cette première rencontre. Dès l’entrée, l’enthousiasme est palpable ; il faut se frayer un chemin pour accéder à une salle…pleine à craquer ! Et pour cause, comme l’a indiqué Conchita Lacuey, députée maire de Floirac, il s’agit maintenant, ensemble, de « bâtir l’Aquitaine de demain ».




Parler de l’Aquitaine, c’est d’abord parler des Aquitains et du rapport qu’ils entretiennent avec leur territoire. Logiquement, c’est donc un démographe qui introduit les tables rondes. Si l’Aquitaine peut se targuer d’être l’une des régions les plus attractives de France, en accueillant notamment de jeunes actifs et leurs familles, cette attractivité cache des disparités où l’éloignement des grandes villes entraîne souvent une plus grande fragilité économique.

De ce point de vue, l’expérience d’un viticulteur rappelle les réalités du monde rural en terme de pauvreté en raison notamment de la fragilité économique de la filière viticole, laquelle fait vivre des territoires déjà marqués par la paupérisation de leur population âgée. La région est appelée à initier ou renforcer la coordination d’outils aujourd’hui dispersés, donner de la cohérence, et donner corps à une stratégie claire et partagée. Il faudrait que « l’Aquitaine soit un média d’organisation».

Concernant la solidarité, le rôle de la Région est de coordonner, fédérer, organiser les initiatives des ONG, donner une méthode au vivre ensemble dans l’entreprise, en s’attachant « aux conditions pour faire, plutôt que dire ce qu’il faut faire », appuyer la construction d’un collectif en conditionnant les aides à la fois sur les investissements matériels, les créations d’emplois mais aussi sur le dialogue social.

Face au foisonnement des idées et expériences, le temps passe trop vite ce matin. Il faut déjà laisser place à la seconde table ronde de cette rencontre et questionner « l’Aquitaine écologique ». Lumière éteinte, un extrait du film « Home » est projeté. Le ton est donné. Un climatologue membre du GIEC nous rappelle que le changement commence à peine et qu’une chose est sûre : les gaz à effet de serre réchauffent la planète et s’accumulent durablement dans l’atmosphère. Il faut donc agir aujourd’hui pour préserver demain, et la Région dispose de deux leviers d’action en lien direct avec le terrain : l’habitat et les transports, qui représentent à eux seuls la moitié des émissions carbone, avec un principe clé : « l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas ». Mais l’Aquitaine dispose aussi d’une ressource unique en matière de stockage du carbone, c’est sa forêt. Le président du syndicat des sylviculteurs plaide ainsi pour un nouveau développement du rôle social, économique et écologique de la forêt d’Aquitaine. La discussion se termine sur un constat partagé : « la plus grande atteinte à l’environnement c’est de ne rien faire ».

Inventer des formes nouvelles de consommation, investir dans les énergies propres, développer une croissance verte pour créer les emplois durables de demain ; le mot revient dans tous les échanges : il faut « innover ».

L’Aquitaine innovante, justement le troisième thème de travail aujourd’hui. Un premier constat, évident, pose le débat : « si nous n’innovons pas, d’autres le feront pour nous ». Un second constat apparaît également très vite : en matière d’innovation, l’action de la Région donne de bons résultats. Les priorités qui s’imposent pour l’avenir en termes d’économie d’énergie, de modèle de solidarité, d’accompagnement des risques, donnent raison aux efforts déjà entrepris par la Région en la matière. En soutenant la recherche dans des domaines aussi diversifiés que les hautes technologies ou les sciences de la vigne et du vin, la Région participe activement au maintien de filières innovantes. Mais innover c’est aussi donner la parole et faire confiance aux jeunes générations qui ont des idées pour l’avenir.

Finalement, solidarité, écologie et innovation sont indissociables tant ces valeurs transversales imprègnent les politiques que doit conduire la Région. Après un échange avec la salle, le sociologue François Dubet conclut les tables rondes en rappelant qu’il ne tient qu’au politique de faire bouger les lignes, pour être à la fois efficace, dynamique et solidaire. Il souligne d’ailleurs que c’est la voie sur laquelle s’est engagée la Région depuis 10 ans.

Le mot de la fin incombe à Alain Rousset qui souhaite un projet plein de conviction mais sans sectarisme, placé sous le signe de l’ouverture, de la créativité et du développement durable dans toutes ses dimensions : sociale, économique et écologique, un projet qui fait une large part à la jeunesse car c’est l’avenir, « un projet qui fasse rêver les Aquitains sur leur avenir ».

Par PS Floirac - Publié dans : Infos Floirac
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