Thémes de société

Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 19:49

De nombreuses menaces pèsent sur la rentrée.

Avec les suppressions massives de postes, ce sont 13500 enseignants et personnels qui ne seront plus devant les élèves cette année ! Le gouvernement prévoit déjà d’en supprimer 16000 de plus en 2010… Les conséquences sont désastreuses : les fermetures de classes sont nombreuses ; les remplacements ne sont pas tous assurés ; il manque des infirmiers et des conseillers d’orientation ; les actes d’incivilités sont en nette hausse ; la diminution du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne permet pas l‘accueil dans de bonnes conditions de nombreux élèves handicapés. Quant à la diminution des moyens dans les écoles maternelles, elle entraînera une très forte baisse de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans.

À cette politique budgétaire à courte vue s’ajoutent de nombreuses « réformes » régressives. La suppression progressive de la carte scolaire créera inévitablement un système éducatif à deux vitesses et renforcera les inégalités entre établissements. Les réformes de la formation des enseignants remettent en cause la qualité de cette formation. Les nouveaux programmes et la semaine de 4 jours à l’école primaire imposent aux jeunes élèves les journées les plus lourdes et les plus longues d’Europe. La réforme du bac professionnel se traduira par un étranglement des filières professionnelles, pourtant outils essentiels de promotion sociale pour de nombreux élèves en difficulté.

Le Parti socialiste condamne fermement la politique éducative du gouvernement qui plonge l’école dans une crise sans précédent et s’attaque aux fondements mêmes du service public d’éducation.
 
Le Parti socialiste propose une autre politique pour l’école. A l’heure d’une crise économique et sociale majeure, nous devons investir dans l’avenir de notre pays et de nos enfants en accordant une priorité absolue à l’éducation. Nous proposons :

• Un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une programmation pluriannuelle des recrutements de personnels.
• Une revalorisation des métiers de l’éducation et une rénovation de la formation des enseignants.
• Un plan de lutte contre les inégalités scolaires : renforcer les ZEP, diminuer le nombre d’élèves par classe, promouvoir les expériences innovantes, soutenir les familles en difficultés et assurer la mixité sociale.
• Un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques pour la réussite de tous, à tous les niveaux scolaires et avec l’ensemble des acteurs concernés, dans le cadre de la mise en place des services publics personnalisés.

La droite n’aime pas l’école et ne l’a jamais aimée. Sa politique sacrifie l’avenir de notre pays en rognant sur l’éducation de nos enfants. Le Parti socialiste sera fortement mobilisé pour dénoncer cette politique et proposer des choix alternatifs, porteurs d’avenir et d’espoir pour la France et ses nouvelles générations.

Communiqué du Bureau national

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 11:12
Les élus socialistes de Floirac ont adopté lundi 25 mai 2009 une motion commune au groupe majoritaire lors du Conseil Municipal :

MOTION
 

Suite à l’intervention policière du mardi 19 mai devant l’école Louis Aragon à Floirac ayant conduit à l’interpellation et à l’audition de deux enfants de 6 et 10 ans, madame la Députée Maire et le Conseil Municipal :

 

- expriment leur indignation vis à vis des conditions dans lesquelles s’est déroulée  l’opération de police du mercredi 20 mai eu égard à l’âge des enfants concernés et au lieu de l’interpellation.

 

-  réaffirment leur confiance à la police nationale dès lors qu’elle remplit sa mission de protection des personnes et des biens dans le respect des libertés publiques fondamentales.

 

-  condamnent les excès d’une politique sécuritaire basée essentiellement sur des statistiques

 

- demandent solennellement à Madame La Ministre de l’Intérieur de condamner les conditions de cette interpellation et de faire part au Conseil Municipal des conclusions de l’enquête administrative qu’elle a ordonnée.

 

Floirac, lundi 25 mai 2009

 

Déclaration du groupe PS lors du Conseil Municipal du lundi 25 mai 2009

Jean-Jacques PUYOBRAU :
 

"C’est avec beaucoup de gravité qu’au nom du groupe socialiste, je souhaite ce soir exprimer notre condamnation des conditions d’interpellation de deux enfants de 6 et 10 ans devant l’école Aragon le 19 mai 2009.

 

Cette condamnation est partagée par la communauté éducative, les parents d’élèves et plus largement au niveau national par la majorité des responsables politiques et syndicaux, mais aussi par nos concitoyens.

 

Au mois de Mars, des collégiens de Cenon, de retour d’une visite à l’Assemblée Nationale avaient été pris à parti par les forces de l’ordre à la gare Montparnasse sans que le Ministère de l’Intérieur ait pu fournir la moindre explication à ces débordements policiers.

 

A Floirac, ce mardi 19 Mai, deux enfants âgés de 6 ans et 10 ans ont été interpellés et conduits au Commissariat de Cenon, sans que soient prévenus ni leurs parents ni la communauté éducative.

 

Il ne s’agit pas ici de remettre en question l’origine de cette intervention mais plutôt de s’interroger sur une politique sécuritaire qui, contrainte par des objectifs quantitatifs amène à intervenir sans discernement contre nos enfants de 6 et 10 ans et qui plus est devant leurs camarades de classe.

 

Une autre approche était possible, souhaitable, voire nécessaire, plus pédagogique et moins traumatisante d’un point de vue psychologique.

 

Il existe une relation de confiance entre la police nationale et la population floiracaise. Relation basée sur le respect des libertés fondamentales, notamment vis à vis des populations les plus vulnérables.

 

Les évènements du mardi 19 mai, qui s’inscrivent dans une politique répressive initiée au plus haut niveau de l’Etat, ne doivent pas remettre en cause le travail de terrain que les structures associatives et municipales mettent en place depuis des années sur notre commune pour assurer le lien social, renforcer la citoyenneté et le bien vivre ensemble".

 

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 18:59

Mardi 27 janvier, 20h. La nuit est tombée, mais à Lormont, près de la salle Albert Camus, des silhouettes -nombreuses- se déplacent.

Nous entrons, surpris du monde, peut-être six cent personnes. L’accueil est chaleureux : café, thé, cakes…Pétitions, listes de mail. Très vite, nous apercevons des têtes connues, de nombreux floiracais sont là, enseignants des écoles, parents d’élèves mobilisés. Des élus aussi, de toute la rive droite. La presse, la télé. Tout est près pour une grande soirée de débats, d’informations, de résistance. Car si nous sommes tous là, c’est bien pour résister aux attaques du gouvernement contre l’école républicaine, de la maternelle au lycée, c’est pour défendre nos jeunes, nos enfants, l’avenir de ces citoyens en devenir.

Le ton de la soirée ? Nous retenons un grand respect de la parole de chacun, mais surtout l’expression des inquiétudes des parents et enseignants…

Et la colère. Oui, des hommes et des femmes en colère de ne pas comprendre des réformes qui n’ont pas de sens. Des réformes qui ne vont pas dans le sens de la réussite pour tous : le ministre de l’éducation nationale, se prenant pour un chef d’entreprise, se targue de mettre les écoles en concurrence, de diminuer le nombre de postes, de revenir au « socle des fondamentaux »…

 

Nous abordons les menaces qui pèsent sur la maternelle, bien expliquées par Françoise CARTRON, sénatrice et maire d’Artigues, ancienne directrice d’école, qui raconte le débat de 5 heures au sénat avec un Xavier DARCOS exaspéré pour défendre les Rased (réseaux d’aide aux enfants en grande difficulté scolaire qui ont aussi besoin d’un soutien psychologique). Car le ministre propose, à la place, la mise en place d’heures de soutien qui «allongent les journées de travail des enfants tout en faisant perdre trois semaines de cours à la classe, sans se substituer aux Rased puisqu’ils ne s’adressent pas aux mêmes élèves », disent les enseignants.

La formation des enseignants est aussi évoquée, avec la suppression des IUFM .

 

Un long débat s’ensuit sur la question des évaluations en cours d’année pour les élèves de CM2. Les enseignants expliquent qu’ils ne sont pas contre les évaluations, mais il faut qu’elles aient un sens ; en début d’année, elles permettent à un professeur d’évaluer le niveau de sa classe et de choisir ses outils pédagogiques en fonction de l’analyse qu’il peut en faire. Celles exigées par le ministère n’en n’ont pas : en cours d’année, elles portent sur une partie du programme qui n’a pas encore été faite, et place donc les élèves en situation d’échec. Les nouveaux programmes mis en œuvre à la rentrée 2008 sont aussi sujet à contestation : ils «imposent d’enseigner des compétences nouvelles à des âges où nous se sommes pas sûrs que les enfants soient prêts à les intégrer. En faisant du « par cœur » ça peut marcher, mais apprendre sans comprendre ne sert à rien».

De nombreux élus ont manifesté leur soutien à ce combat que mènent les associations et collectifs de parents d’élèves : Conchita LACUEY, députée – maire de Floirac, fait part de son appui par la présence de l’adjointe à l’éducation de Floirac, Françoise CANTET.


 

Notre présence, à nous militants du Parti socialiste de la section de Floirac, traduit notre prise de conscience que l’école est un rempart contre l’exclusion, les injustices, et qu’aujourd’hui elle est l’un des bastions de la République que nous nous devons de défendre chaque jour. Parmi tous les combats à mener sur tous les fronts, nous sommes aux côtés des floiracais et floiracaises.

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 13:46

 Le collectif des enseignants 1er degré de la rive droite
Le collectif des parents en colère Bordeaux-CUD/nord Gironde
Le SNUipp-FSU33
Le SNES33
La FCPE33
organisent une
réunion publique rive droite
avec la participation des élus, des parents d'élèves et des enseignants
Mardi 27 janvier à 20h

Salle Albert Camus à Lormont (esplanade François Mitterrand)

Pour lutter contre :

- la suppression de postes d'enseignants
- la suppression des RASED
- les menaces sur l'école maternelle
- les nouveaux programmes
- la suppression du bac professionnel en 4 ans
- la diminution des moyens accordés aux associations complémentaires (FRANCAS, USEP,...)


Nous proposons à tous les militants de la section de participer à cette réunion. Pour ceux qui le désirent, départ groupé à 19h40 devant le siège.

 

Par PS Floirac - Publié dans : Thémes de société
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